Abstract
Les pensées contemporaines de l’événement, tout comme la langue de tous, déterminent l’événement comme étant une exception sur l’ordre normal du monde. À la différence des faits, les événements ont un caractère exceptionnel qui provient pour l’essentiel de leur caractère assigné, adressé. Alors que les faits intramondains sont ouverts à tous, l’événement est toujours vécu à la première personne, de façon unique et non-itérable. Grâce à une lecture comparée des théories de l’événement de Claude Romano, Alain Badiou et Jean-Luc Marion, nous questionnons ce problème de l’adresse et posons une adestination essentielle de l’événement, nous obligeant par là à penser non pas une exceptionnalité de l’événement mais au contraire sa grande banalité.
| Original language | French |
|---|---|
| Pages (from-to) | 51 |
| Number of pages | 67 |
| Journal | Journal of french and francophone philosophy |
| Volume | 21 |
| Issue number | 2 |
| State | Published - 11 Dec 2013 |